Le coureur basque de Direct Energie a reconnu la grande étape pyrénéenne du prochain Tour de France (Pau-Peyragudes). 

Le jeudi 13 juillet, le Tour de France abordera les choses très sérieuses à l’occasion de sa douzième étape, entre Pau et Peyragudes (214,5 km). Quelques jours après Chris Froome, venu discrètement en repérage avant de partir peaufiner sa préparation à Ténérife, Romain Sicard, le coureur basque de l’équipe Direct Energie a reconnu cette « étape reine » des Pyrénées, lundi. L’ancien champion du monde espoir, seul, s’est coltiné les 150 derniers kilomètres et n’a esquivé aucun des quatre cols répertoriés.

« Le col le plus dur des Pyrénées »

Le col des Ares d’abord (2e catégorie, 797 m d’altitude), puis le col de Menté (1ere catégorie, 1349 m), avant d’aborder l’ascension la plus difficile du jour, le redoutable Port de Balès (hors catégorie, 1755 m), là où Alberto Contador avait attaqué Andy Schleck, victime d’un saut de chaîne en 2010; En cette fin de printemps, le col est encore austère. Les pierres et les troncs d’arbres tombés de la paroi pendant la fonte des neige, donnent à l’ascension une ambiance particulièrement rude, d’autant que les cyclos croisés sur la pente se comptent sur les doigts d’une main. Sicard n’y prête pas attention. L’ancien vainqueur du Tour de l’Avenir (2009) découvre cette ascension et se montre plutôt à l’aise. « Il y a certes le Tourmalet, mais ce Port de Balès est sans doute le col le plus dur des Pyrénées », estime-t-il.

Mais ce n’est pas fini. Il faut désormais s’attaquer à l’ascension, en deux temps, vers la station de Peyragudes. La plus s’est invitée. Le col (répertorié en 1ere catégorie, 1569 m) est situé à 5 kilomètres de l’arrivée. Mais c’est le raidard final qui fera peut-être la différence. La piste de l’altiport se dresse là, majestueuse. C’est ici qu’un James Bond, « Demain ne meurt jamais », avait été tourné en 1997. Pour l’occasion, le revêtement a été refait. Les goudronneuses sont encore là et le bitume fume sous la pluie d’orage.

La piste est large, belle, est particulièrement pentue (jusqu’à 18%). Après 5h30 de vélo, Sicard contourne les barrières qui barrent l’accès à la dernière ligne droite et se dresse sur les pédales pour un dernier effort, forcé de zigzaguer. Ici, la route est droite, mais la pente est rude. Et le Tour vivra sans doute l’un de ses moments forts en juillet prochain. « Le dernier kilomètre peut créer de gros écarts, d’autant qu’il viendra clore une journée très exigeante », prophétise le coureur basque, qui est encore dans l’attente de sa sélection pour le Tour. Dimanche prochain, il sera au départ du Critérium du Dauphiné.

Source : www.sudouest.fr

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Le coureur basque de Direct Energie a reconnu la grande étape pyrénéenne du prochain Tour de France (Pau-Peyragudes).  Le jeudi 13 juillet, le Tour de France abordera les choses très sérieuses à l’occasion de sa douzième étape, entre Pau et Peyragudes (214,5 km). Quelques jours après Chris Froome, venu discrètement...